DEPERIPH : Déchets et territoires périphériques

Ce projet exploratoire implique quatre chercheur.e.s spécialistes des déchets (Romain Garcier, Myra Hird, Nathalie Ortar et Laurence Rocher) dans une comparaison franco-canadienne des enjeux de responsabilité et de justice socio-spatiales soulevés par la gestion des déchets (ménagers et industriels) dans des territoires « périphériques » à statut particulier (le Nunavut et la Nouvelle-Calédonie).

 

Problématique

Ce projet s’intéresse aux enjeux de responsabilité et de justice socio-spatiale que pose la gestion des déchets dans des territoires "périphériques". La notion de périphérie s’entend sur le plan géographique (territoires caractérisés par un fort éloignement, une situation d’insularité, des difficultés d’accès) et social (territoires à statut particulier -stabilisé ou non-, concernés par des revendications autochtones). L’objectif est de développer un cadre d’analyse qui permette une comparaison entre des territoires canadiens et français à statut spécifique : le Nunavut et la Nouvelle Calédonie, et de tester sa faisabilité à partir d’une enquête de terrain en Nouvelle Calédonie. Ces territoires ont en commun une intense activité extractive et/ou militaire génératrice de pollutions et de volumes importants de déchets (miniers notamment). Que ce soit en matière de déchets ménagers ou de déchets liés aux activités industrielles, notamment extractives, l’hypothèse est que dans ces contextes périphériques, les questions relatives aux déchets se posent en des termes singuliers et exacerbés par rapport à des contextes plus ordinaires. Ces situations extrêmes, invitent à saisir en quoi les déchets "résistent" à certains principes (de circularité, de responsabilité) censés gouverner leur gestion.

 

Responsable scientifique

Laurence Rocher, urbanisme, aménagement (Univ. Lyon 2, EVS)

Partenaires

EVS, LAET, Queen’s University (Canada)