PRESCAP : Prescription d'activité physique par les médecins traitants pour les personnes âgées considérées comme "sédentaires"

Quelles pratiques et quels effets sur les inégalités sociales et genrées ?

L'objet de ce projet est d’interroger de manière interdisciplinaire les pratiques liées à la prescription d’activité physique aux personnes vieillissantes en ALD (affection de longue durée) et les inégalités sociales de santé qui peuvent en découler. Le projet se centre sur le territoire rhônalpin dans un premier temps, avec une visée de comparaison de territoires dans un deuxième.

 

Problématique générale

Du côté des personnes âgées, le projet vise à comprendre les conditions de la prescription d’activité physique (AP) et de leur engagement ou non dans une AP qui peut-être éloignée de leurs habitudes de vie. Il s’agira d’évaluer, à travers le parcours de personnes concernées dans différentes structures du sport-santé du territoire (hôpitaux, médecins généralistes, plateforme bien vieillir, réseaux de santé, associations d’usagers, associations d’activité physique adaptée), l’évolution de la pratique d’une AP chez des rhônealpin.es âgé.es en situation de vulnérabilité sanitaire et/ou sociale. Une attention particulière sera portée aux effets de genre.

Du point de vue des professionnels, il s’agit d’évaluer la faisabilité de la prescription de pratique, et d’identifier les freins, les résistances face à cette prescription, et les leviers. La spécificité du territoire rhônalpin et notamment stéphanois (bassin minier, pourcentage important d’ouvriers et de chômeurs, mixité sociale et culturelle) est à prendre en considération pour comprendre le positionnement des différents acteurs et dispositifs de santé, ainsi que leur histoire (individuelle et collective). Là encore, la construction potentielle d’inégalités sociales, genrées et territoriales de santé sera évaluée dans les processus de prescription (recommandation de pratique) et de mise en activité (orientation vers des programmes/structures adaptés, maintien engagement).

 

Responsables scientifiques

Julie Thomas, sociologie, STAPS (Univ. St-Etienne, CMW)
Maks Banens, démographie (Univ. Lyon 2, CMW)

Partenaires

CMW, LVIS, SNA-EPIS (EA 4607, Univ. St-Etienne), CHU St-Etienne (service Médecine générale), APEMAC (EA 4360, Univ. Lorraine), Centre de recherche sur les parcours de vie et les inégalités (LINES, Univ. Lausanne, Suisse), School of Sport and Exercise Science (Univ. Kent, UK)